Prendre un selfie sur une plage dorée de Dubaï, c’était jusqu’il y a peu la quintessence du rêve expatrié à la française. Mais voilà que le mirage s’efface… Place à un quotidien où la note s’allonge à vue d’œil, et où la « vie de rêve » tourne parfois à la désillusion. Mais pourquoi tant de Français songent-ils à prendre la poudre d’escampette du pays du bling-bling ? Plongée dans un conte qui n’a plus tout à fait sa fin dorée.

Le paradoxe dubaïote : des salaires spectaculaires… écrasés par l’inflation

Quand on pense Dubaï, on imagine aussitôt gratte-ciels à perte de vue, hôtels sept étoiles et salaires mirobolants. Oui, côté fiches de paie, l’émirat sait recevoir ! Pourtant, ces chiffres étourdissants fondent comme neige au soleil face à… l’explosion des prix. « L’inflation est délirante », résume Sandra, Française installée dans l’émirat depuis 2015, dirigeante d’une entreprise médicale. Elle témoigne : les loyers ont tout bonnement presque doublé en quelques années. Et le sort ne s’arrête pas là : les courses, les restaurants, « tout est devenu hors de prix ».

Silencieusement mais sûrement, la vie courante a grignoté le pouvoir d’achat des expatriés français. Leur budget, hier encore à l’aise, est mis à mal. Résultat ? Un nombre croissant d’entre eux caresse l’idée de faire leurs valises. Pas vraiment le scénario attendu après avoir mis cap au sud du Golfe Persique…

Pression sur le portefeuille : les nouveaux venus russes et la course à l’or

Si les prix s’envolent à une vitesse qui donnerait le tournis à un pilote de Formule 1, ce n’est pas un hasard tombé du ciel. L’un des principaux facteurs ? L’arrivée, massive, des Russes depuis la guerre en Ukraine. Du Nord au Sud de la bande côtière de 40 kilomètres, ils se sont rués vers la ville. Parmi eux, de riches oligarques fuyant les sanctions internationales contre les entités et personnalités russes… sanctions, soit dit en passant, soigneusement contournées à Dubaï.

Leur afflux a provoqué un effet collatéral explosif : la flambée des prix dans des proportions décoiffantes. « Passer une journée sur une plage privée coûtait 100 euros par personne. Aujourd’hui c’est 500, » illustre Sandra. Plus vraiment le même plaisir de siroter un cocktail sous les palmiers… ou alors il faut aimer boire cher.

Derrière l’image bling-bling, la réalité du quotidien

Ce revers de la médaille atteint de plus en plus de Français. Ils étaient venus chercher un bonheur « façon carte postale », parfois aussi pour profiter de perspectives de carrière inexistantes ailleurs. Mais désormais :

  • Le faste de Dubaï perd de son éclat sous la montée inexorable des tarifs du quotidien.
  • Les budgets des expatriés se retrouvent souvent « platinés » par la flambée immobilière et l’inflation de tout, du caddie au loyer.
  • L’eldorado salarial ne suffit plus à compenser le coût de la vie… et l’amertume grandit.

Résultat concret ? Certains Français se questionnent sur la pertinence de rester, et commencent à étudier la piste du départ. Comme quoi, le désert réserve parfois des mirages…

Conclusion : une parenthèse dorée qui s’effrite ?

Le mythe du paradis fiscal et festif de Dubaï est-il en train de se fissurer auprès des expatriés français ? Pour une part grandissante d’entre eux, la réalité financière fait grincer les dents. Même si votre budget fait la taille d’une tour de la Marina, rien n’échappe à la loi de l’offre, de la demande… et de l’inflation. Le conseil maison : si l’idée d’une vie dorée sous le soleil du Golfe vous effleure encore, gardez un œil affuté sur l’addition. À Dubaï, chaque rêve a désormais un prix… parfois plus salé que la mer qui borde ses plages !

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