Et si la retraite ne rimait plus avec cheveux blancs ni tickets de loto grattés au PMU du coin ? Martin Boulanger, 29 ans, vient de casser le mythe du départ à la retraite après des décennies de labeur. Voici le parcours d’un jeune Montpelliérain qui a claqué la porte du salariat avant 30 ans, pour vivre selon ses règles, porté par le mouvement FIRE.

Quitter le salariat avant 30 ans : le pari (réussi) de Martin

Martin Boulanger n’a jamais cru qu’il fallait attendre sagement 62 ou 64 ans pour profiter de la vie. Le jeune homme a travaillé à la fois dans des start-up et des banques d’affaires, avalant de lourdes semaines à 80 heures, sans week-ends ni vraies vacances. De quoi tenir un journal de bord intitulé « Méthodes pour survivre aux open spaces et à la machine à café ». Pourtant, il y a un an et demi, ce marathonien du boulot a pris la tangente. À 29 ans, il se définit comme « retraité »… mais entendons-nous : un retraité « libéré », avec l’énergie et les projets d’un entrepreneur.

Le mode de vie FIRE : indépendance et choix

FIRE, ça vous évoque un extincteur ? Pour Martin, c’est l’acronyme de « Financial Independence, Retire Early » : indépendance financière et retraite précoce. En France, ils seraient entre 30 000 et 40 000 à suivre cette philosophie. Leur credo ? Cesser d’attendre les cheveux gris pour profiter pleinement de la vie et s’accorder la liberté de choisir leurs projets. Martin, lui, voulait avant tout reprendre le contrôle de son temps. Désormais, il partage ses journées entre :

  • La gestion de son patrimoine, patiemment construit.
  • Le développement d’entreprises ayant une dimension sociale.
  • Des conseils à d’autres, pour qu’ils avancent sur le chemin du FIRE.

Pas d’ennui à l’horizon, donc : retraite active oblige !

Une stratégie d’épargne et d’investissement sans sacrifice

Travailler beaucoup peut rapporter, mais Martin a vite compris que le rythme infernal des banques d’affaires menait droit à l’épuisement. Il a donc cherché l’équilibre entre vie perso et pro. Son secret ? L’épargne régulière. Sur un salaire de 3 500 euros, il mettait de côté 2 000 euros chaque mois. Avec l’apport de sa compagne, le couple parvenait à placer entre 2 500 et 3 000 euros par mois. Cette rigueur a permis de passer à la deuxième étape clé : l’investissement immobilier.

Martin n’a pas mis tous ses œufs dans le même panier. Il a commencé petit, avec un appartement mis en location. Puis un autre, puis encore un autre, en variant villes, tailles et types de biens. Dix-huit mois à ce régime et… rideau sur la vie de salarié !

Mais le FIRE, est-ce seulement pour les salaires de la Silicon Valley ? Pas forcément. Martin insiste : le profil des adeptes est varié et tout dépend du niveau d’attente de chacun. Ce qui compte, c’est l’objectif, pas le montant du chèque à la fin du mois.

À ceux qui l’imaginent privé de tout plaisir pour atteindre son rêve, Martin répond sans détour : « Je n’ai pas eu l’impression de sacrifier quoi que ce soit. J’ai toujours été contenu dans mes dépenses, même avec un salaire confortable. Mon appartement est standard, je vais très peu au restaurant et je pars rarement en vacances. » Certaines habitudes, loin d’être des privations, étaient déjà la norme pour lui.

Du temps et une nouvelle vie sociale

La « retraite » version Martin n’est pas seulement une question de chiffre sur un compte en banque. Ce qui a changé ? Sa vie sociale. Coincé par ses horaires de salarié, il n’avait pratiquement jamais de temps libre. Aujourd’hui, il peut enfin accepter les invitations en soirée et retrouver sa famille le week-end. Ce luxe de temps, c’est la vraie victoire, bien avant les chiffres et la stratégie patrimoniale.

Le témoignage de Martin le prouve : l’indépendance financière, ce n’est pas fuir le travail, mais choisir où mettre son énergie. FIRE n’est pas réservé à une élite fortunée ; chaque pas vers une gestion consciente de ses finances est un pas vers plus de liberté. Et si la prochaine révolution, c’était simplement de (re)prendre le temps ?

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