Vendre son logement : les secrets pour attirer les acheteurs et conclure rapidement, selon une experte
Bien vendre, c’est d’abord bien estimer
- La période précédant les grandes vacances est une saison intense : mutations professionnelles, familles qui cherchent à se rapprocher des écoles… Le marché devient alors très animé, même si le reste de l’année n’est jamais vraiment calme. Mais comment vendre vite et bien ? Katia Couvreur, présidente de la chambre FNAIM Anjou Maine, nous donne ses astuces pour que votre bien se transforme en véritable aimant à acheteurs.
Premier défi : fixer le bon prix. Facile à dire, moins à faire ! Katia Couvreur le dit sans détour : « C’est très compliqué aujourd’hui au vu du marché d’estimer le prix d’un bien immobilier. Actuellement, il y a plus de demandes que d’offres et certains en profitent. » Pas question de foncer tête baissée !
- Les notaires, officiels et incontournables lors d’une vente, sont bien placés pour vous guider. Leur estimation est gratuite en cas de mandat de vente signé. Sinon, il faudra sortir quelques centaines d’euros de votre poche. Mais quid des tendances tarifaires ? En Maine-et-Loire, le prix médian dans l’ancien est de 1 910 € du m². Certaines zones, comme Noyant-Villages, Vernantes ou Le Puy-Notre-Dame, se négocient en dessous de 1 000 € du m². Angers, elle, grimpe à 2 870 € le m², avec des quartiers haut de gamme comme Saint-Serge (3 660 €), le centre-Ville (3 560 €) ou Saint-Léonard – La Madeleine (3 460 €).
Agence ou entre particuliers ? L’importance de bien choisir
- Un tiers des ventes se fait entre particuliers. Mais appeler une agence peut se révéler précieux… à condition de la choisir avec soin. Foncez vers une agence de proximité, qui connaît parfaitement le quartier, ses habitants, les écoles, les transports… L’humain compte : écoute et bienveillance sont incontournables. Si on ne vous rappelle pas, passez votre chemin.
- Le bouche-à-oreille fonctionne toujours, y compris en mode digital avec les avis Google détaillés. Alors, consultez-les avant de vous engager !
Se démarquer grâce à la présentation de l’annonce
- Internet est devenu la vitrine incontournable du marché immobilier. Pour tirer votre épingle du jeu dans ce flot d’annonces, il s’agit de valoriser les atouts du logement : une grande pièce de vie, une chambre avec vue, une cuisine fonctionnelle… Pas la peine de multiplier les photos du couloir ou des toilettes !
- Pensez aussi à l’ambiance : on évite la photo du sapin de Noël si le logement est encore à vendre au printemps, et on éteint la télévision. Gardez quelques clichés en réserve pour renouveler l’annonce si besoin.
- La description doit aussi être soignée. Mettez en avant localisation, transports, commerces, écoles, patrimoine, orientation… Bref, tout ce qui donnera envie !
Préparer la visite : entre rendez-vous galant et home staging léger
- Un acheteur intéressé souhaite visiter ? C’est le moment de briller ! Préparez la maison comme si elle passait un casting : vaisselle rangée, lit fait, linge camouflé, aération pour chasser les odeurs, volets grands ouverts… On désencombre pour révéler l’espace, on range les babioles. Bref, on laisse l’imaginaire des visiteurs travailler.
- Surtout, dépersonnalisez ! Il faut que les acheteurs puissent s’imaginer chez eux. Parfois, il est bon de ranger la collection improbable de figurines (comme celle de chouettes, toutes tailles confondues, croyez-en l’expérience de Katia Couvreur) ! Un coup de peinture neutre peut tout changer. Un petit investissement de 2 000 à 3 000 € peut permettre de vendre 15 000 € de plus ou bien plus rapidement. Mais attention, ne tombez pas dans le piège du logement impersonnel façon catalogue : laissez-le respirer, surtout s’il s’agit d’une maison de famille (quelques jouets, c’est rassurant).
- Dernier détail : si vous passez par une agence, il vaut mieux laisser l’agent mener la visite sans votre présence. Les vendeurs ont parfois du mal à cibler les envies des acheteurs ou manquent de diplomatie. Une visite sans propriétaire libère aussi la parole. Cela évite par exemple d’entendre une visiteuse s’exclamer : « Oh ! Qu’est-ce que c’est moche ! », devant vous…
Et si une négociation s’engage sur le prix, gardez en tête que l’acheteur est souvent volatil. Il vaut mieux accepter rapidement une offre cohérente avec l’estimation. Attendre trois ou quatre jours peut parfois faire perdre l’acheteur, parti voir ailleurs entre-temps… Lorsqu’il y a plusieurs dossiers en concurrence, privilégiez la solvabilité et la sécurité, mais le cœur a aussi son mot à dire : parfois, on préfère vendre à une famille avec qui le courant passe, plutôt qu’à un investisseur qui va tout chambouler !
En résumé : une vente réussie, c’est un savant mélange de préparation, d’écoute et d’humanité. Et parfois, d’un petit coup de cœur mutuel…













