Vous rêvez d’une jolie maison ou d’un appartement flambant neuf, mais le parcours du combattant du crédit immobilier vous donne déjà chaud ? Attention, cinq types de dépenses tapent sur les nerfs des banquiers et peuvent faire voler vos projets en éclats. Prêts, partez ? Faisons le tour des fameuses lignes rouges que les conseillers passent à la loupe sur vos relevés… Mieux vaut prévenir que guérir (ou que voir un « refus » débarquer dans la boîte mail).
Le relevé de compte, passage au scanner du banquier
- Premier réflexe de toute banque : réclamer vos trois derniers relevés de compte courant. Pas de place ici pour la coquetterie, tout est passé au crible.
- Ce document n’est pas là pour faire joli, sa mission est cruciale : il sert d’outil d’analyse et de décision. Ici, chaque dépense compte… Littéralement !
- La banque, comme le rappelle Cécile Roquelaure (porte-parole du courtier Empruntis), n’a pas droit à l’erreur : elle gagne peu avec le crédit immobilier en lui-même et ne veut prendre aucun risque. D’où le regard perçant posé sur votre situation financière.
Dépenses à problèmes : les signaux d’alerte pour les banques
Oubliez l’idée que toutes les dépenses se valent. Cinq catégories peuvent transformer votre rêve immobilier en mirage :
- Incidents de paiement et frais associés : Commissions d’intervention, lettres d’information pour rejet de chèque ou frais de rejet de prélèvement… Si ces petites lignes s’invitent sur vos relevés, elles font clignoter le voyant rouge chez le banquier. Un ou plusieurs incidents de paiement témoignent souvent d’un mauvais équilibre financier, ce qui transforme votre demande de crédit en pari risqué.
- Jeux d’argent, paris et casinos : Une passion pour les jeux en ligne, le casino ou les paris sportifs ? Les banques détestent ! Si ces dépenses sont fréquentes et/ou importantes, elles génèrent une inquiétude forte chez ceux qui, rappelons-le, s’apprêtent à vous prêter sur des dizaines d’années. Assez pour bloquer toute velléité de financement.
- Investissements atypiques, notamment en cryptomonnaies : Selon Maël Bernier (Meilleurtaux), certains placements, comme les traditionnels livrets, ne posent pas problème, mais les investissements en cryptomonnaie font grincer des dents. Certains conseillers assimilent ces actifs à du jeu d’argent. Bonne nouvelle : si la part investie reste marginale dans votre épargne globale, cela ne vous condamnera pas forcément.
- Crédits à la consommation non-affectés : Entre crédits auto ou travaux (crédits « affectés ») bien vus, et prêts personnels sans justification, il y a un monde. Les seconds, qui peuvent servir à financer aussi bien une télé qu’un voyage aux Bahamas, inquiètent particulièrement les banquiers, qui y voient parfois un mode de vie trop dépensier.
- Dépenses de loisirs et achats récurrents : Shopping compulsif, loisirs coûteux, abonnements en tout genre… Si ces dépenses sont trop imposantes par rapport à vos revenus et capacités d’épargne, la banque peut lever le sourcil. Mais pas de panique si vos dépenses restent raisonnables et que, malgré vos craquages, vous parvenez à épargner : tout n’est pas perdu.
Crédits conso : double peine pour les candidats au prêt immobilier
- Si votre relevé affiche des échéances de remboursement de crédits à la consommation, la banque se penchera sérieusement sur la question.
- Outre les soupçons liés à la nature du crédit (affecté ou non), ces mensualités grignotent votre capacité d’endettement… et donc le montant maximal de prêt auquel vous pouvez prétendre.
- Astuce pour ceux qui le peuvent : solder ses crédits conso avant de se lancer dans le crédit immobilier, histoire de gagner des points au dossier.
Dépensier… mais pas trop : voilà la clé !
Chassez définitivement l’idée qu’une banque attend une vie monacale. Tant que vos dépenses – même de loisirs – restent gérables dans votre budget et que vous épargnez, votre dossier n’est pas perdu d’avance. Cécile Roquelaure l’assure : « Si vous êtes un peu dépensier mais que vous épargnez quand même, vous pouvez faire un dossier de crédit ».
En conclusion : avant de postuler à ce crédit immobilier qui vous fait rêver, un petit tour d’horizon sur vos relevés ne fera pas de mal. Traquez les incidents, limitez les jeux d’argent et atténuez vos crédits conso. Prêt à convaincre votre banquier ? Trois, deux, un… Respirez, relisez vos relevés, et foncez !













