Six mois de travaux, des tonnes d’idées et une pincée d’audace : voici l’incroyable transformation d’un appartement parisien de 100 m², où l’architecte Kelly Boukobza, à la tête de l’agence KY architecture, a opéré une véritable métamorphose. De quoi faire pâlir d’envie les voisins et réchauffer le cœur… mais pas les plafonds, restés un peu bas !
Des débuts discrets pour un projet haut de gamme
Le décor est planté rue Pasquier, dans le 8e arrondissement de Paris. L’appartement n’était guère engageant quand le couple belge, futur propriétaire et client, en a confié la rénovation à Kelly Boukobza. L’enjeu : transformer ce logement de belle surface, troisième étage oblige, en pied-à-terre sophistiqué pour leurs séjours parisiens. Et faire en sorte que leurs enfants, jeunes adultes indépendants, puissent y poser leurs valises en toute autonomie.
Mais qui dit surface généreuse ne dit pas forcément espace ! Deux défauts majeurs grèvent le potentiel du lieu :
- Une hauteur sous plafond plutôt avare (là, mieux vaut oublier les lustres de palais !)
- Un plan complexe, où l’appartement s’enroule autour de la cage d’escalier avec une sensation d’exiguïté peu compatible avec les rêves de grandeur.
Pour couronner le tout, la distribution n’aide pas vraiment : deux chambres, dont une petite, et deux salles de bains posent la question de l’agencement… et du confort.
La vision Kelly Boukobza : clarté, ouverture et matériaux d’exception
Si la jeune architecte s’est taillée une réputation auprès d’une clientèle exigeante, ce chantier impose rapidement sa marque. Le mot d’ordre : tout miser sur la lumière et la perception de l’espace.
Kelly Boukobza explique : « L’idée était de rester dans quelque chose d’assez clair avec de beaux matériaux, des teintes beiges, des pièces ouvertes pour gagner de l’espace visuellement. » Rien n’est laissé au hasard :
- L’omniprésence du marbre, choisi sans scrupule sur la qualité.
- Un mobilier sur-mesure, comme l’îlot de cuisine ou la cheminée contemporaine, tous deux dessinés par l’architecte elle-même.
- Adieu cloisons inutiles ! Place à un vaste espace décloisonné réunissant cuisine, salon et salle à manger. On imagine volontiers la fluidité du quotidien… et la rapidité avec laquelle on peut passer du four au canapé !
- La salle de bains, équipée d’une porte dérobée menant aux toilettes : effet « waouh » garanti.
Aux manettes de son agence fondée il y a près de 10 ans, Kelly Boukobza joue pleinement la carte du chic parisien, qu’elle exporte même jusque dans le sud, du côté de Saint-Tropez. Sa centaine de projets marie transparence et harmonie avec la nature, et celui-ci n’a rien à envier aux précédents.
Le coût de la perfection : quand la qualité se paie
Peut-on obtenir pareille transformation sans (gros) investissement ? Il serait naïf de le penser. L’architecte l’annonce sans détour : le coût tourne autour de 3 800 €/m². Surprise ! Les principaux facteurs de cette addition ne sont pas tant les murs abattus que les matériaux sélectionnés.
Quelques exemples pour saisir l’ampleur du chantier :
- Les interrupteurs haut de gamme à 100 € pièce (allumer la lumière devient un geste respectueux… de son banquier).
- Des luminaires à 500 € qui transforment chaque pièce en galerie d’art.
- Le marbre, à 800 à 1 000 €/m², omniprésent et majestueux.
- L’électroménager et même un système sonore avec enceintes invisibles, poussent le raffinement jusque dans les moindres détails.
Visiblement, les propriétaires ne sont pas seulement satisfaits, ils rempilent avec Kelly Boukobza pour une nouvelle maison contemporaine aux Issambres, à Roquebrune-sur-Argens (Var). Voilà qui en dit long !
Réactions et débats : entre admiration… et réserves déco !
Comme souvent avec les rénovations d’ampleur, les avis divergent. Certains s’inclinent devant le projet, soulignant la qualité du travail et l’harmonie avec la nature observée dans d’autres réalisations signées KY architecture. D’autres restent sceptiques face au rendu des photos avant/après, jugées peu signifiantes du fait du redécoupage et de l’impossibilité de jouer sur les mêmes angles. Résultat : seuls la cheminée et les fenêtres servent de repères visuels.
Quelques critiques, non sans humour, pointent aussi la blancheur de l’ensemble : « tout ce blanc… la sensation d’être dans un hôtel IBIS 🙂 » s’exclame l’un, regrettant l’absence de meubles ou objets anciens pour un mélange plus équilibré. Certains jugent même l’appart « plutôt appart hotel qu’appartement privé ».
Mais qu’on aime ou pas, une chose demeure : imaginer, transformer et oser est tout un art. Le vrai talent est de voir grand… même sous des plafonds bas.
Conseil d’ami ? Si vous rêvez d’un chez-vous à votre image, entourez-vous d’un œil expert pour sublimer l’existant. Et n’oubliez pas : budget et audace font souvent bon ménage à Paris !»













