Vous pensiez que négocier son prêt immobilier, c’était comme négocier le prix d’un pain au chocolat ? Mauvaise nouvelle : la marge de manœuvre y est bien plus vaste ! Prêt à économiser jusqu’à 10 000 € ? Voici tout ce que vous pouvez discuter pour faire baisser la note… et peut-être éviter le menu pâtes au beurre jusqu’à la retraite.

Négociation du taux : la première règle d’or

Commençons par le nerf de la guerre : le taux d’intérêt. Les offres, aujourd’hui, gravitent autour de 1 % en moyenne. Mais, attention, des variations notables existent, allant de 0,70 % à 2 %. La directrice des études chez le courtier Empruntis, Cécile Roquelaure, insiste : la négociation du taux reste un incontournable. Traduction : il y a de la place pour discuter, donc ne vous contentez pas de la première offre qui tombe.

Pour diviser le coût global de votre crédit – on ne parle pas de petit rabais, mais potentiellement du double ou du triple – il faut actionner chaque levier possible. Selon Muriel Friquet, responsable régionale des partenariats bancaires chez Cafpi, plusieurs éléments influent sur le taux :

  • La durée de l’emprunt
  • Votre apport personnel
  • L’assurance
  • La domiciliation de vos revenus
  • La souscription à des placements

En clair, chaque détail peut valoir de précieux dixièmes de point ! Et croyez-le ou non, à la longue, ce sont des milliers d’euros d’économie potentielle.

L’assurance de prêt : jusqu’à 10 000€ à économiser… pour les plus sages d’entre nous

Souscrire une assurance décès, invalidité, incapacité est indispensable pour obtenir le sésame de la banque. Mais réjouissez-vous, il existe là aussi un vrai gisement d’économies : jusqu’à 10 000 € ou davantage ! Cette optimisation s’adresse surtout aux moins de 40 ans, en bonne santé et non-fumeurs (désolé pour les autres, il faudra revoir les négociations du côté du tabac !).

La loi vous autorise à assurer votre prêt ailleurs qu’auprès de votre banquier, mais, dans la pratique ? Comme l’explique Astrid Cousin (porte-parole du courtier Magnolia), c’est « souvent impossible ». Bonne nouvelle : une fois votre crédit obtenu, il devient plus facile de changer d’assureur, idéalement juste après la signature. Mode d’emploi :

  • Utiliser un calculateur spécialisé (celui de quechoisir.org fait l’affaire)
  • Demander un devis à un courtier
  • Si le gain est réel, confier à ce professionnel le remplacement de votre assurance

Frais de dossier, contreparties et pénalités : tout (ou presque) se discute

Les établissements bancaires raffolent des contreparties (et nous, on adore essayer de les éviter !). Selon Sandrine Allonier, ouvrir un produit d’épargne peut valoir une baisse de taux de 0,05 % à 0,10 %. Adhérez à une assurance habitation, ou à un service de télésurveillance proposé par votre banque ? C’est aussi parfois la clé d’une remise, voire d’une exonération de frais de dossier.

Parlons-en justement : ces frais de dossier pèsent environ 1 % du montant emprunté – soit souvent entre 250 € et 1 000 €. Même si les banques se montrent moins généreuses qu’avant pour offrir des rabais, il reste permis d’espérer : tout est négociable, ou presque…

Une question souvent négligée : les pénalités de remboursement anticipé. Votre contrat prévoit généralement 3 % du capital restant dû (dans la limite de six mois d’intérêts) si vous revendez avant la fin du prêt. Ceux qui pensent déménager avant vingt ans auront donc tout à gagner à demander la suppression de ces pénalités dès la négociation initiale.

À noter toutefois : les banques n’aiment pas trop effacer toutes ces pénalités, mais, sauf en cas de rachat par un concurrent, elles accepteraient parfois d’y renoncer à partir de la cinquième ou sixième année du contrat. Un joli bonus à ne pas négliger lors de vos discussions…

Flexibilité du remboursement : ne vous laissez pas surprendre

Après la crise sanitaire, moduler ses remboursements ou les suspendre ponctuellement n’est plus un luxe mais une vraie sécurité. D’après Muriel Friquet, ces clauses ne se négocient pas avec le banquier, mais il est essentiel de les examiner avant tout engagement. Pouvoir réduire vos mensualités de 5 % seulement, ou jusqu’à 30 %, cela change tout en cas de coup dur.

En résumé : ne fixez jamais votre attention sur le simple taux ! Assurance, frais, pénalités et souplesse : chaque point compte, et chaque négociation peut transformer radicalement la facture de votre prêt. Vous voilà armé pour la bataille, prêt à traquer les moindres économies… jusqu’aux 10 000 € et plus d’économies auxquelles vous pouvez prétendre !

Vous aimerez aussi dans « Dernière minute »

Laisser un commentaire