200€ le dossier : l’arnaque méconnue qui guette pour votre carte grise d’occasion

Vous pensiez que le plus dur était fait après avoir trouvé la voiture d’occasion de vos rêves ? Eh bien, détrompez-vous ! Entre les visites, la vérification des factures et la célébrissime négociation, il resterait presque un obstacle inattendu pour achever votre périple : la demande de certificat d’immatriculation… Un monde à lui tout seul, où l’on peut facilement y laisser des plumes, surtout financières ! Plongée dans la jungle administrative où l’arnaque rôde à pas feutrés.

Les démarches officielles : simples, rapides et (presque) gratuites

Bonne nouvelle pour qui redoute l’administration française : la demande de carte grise pour un véhicule d’occasion n’a jamais été aussi simple, du moins si l’on s’en tient aux circuits « officiels ». En effet, quatre options s’offrent à vous :

  • L’application mobile Simplimmat : téléchargeable sur Apple Store et Google Play, elle évite la paperasse inutile comme le Cerfa. À condition toutefois que vendeur et acheteur soient physiquement présents. En dix minutes montre en main (et en même temps que la remise des clés !), c’est plié. Attention quand même : une situation administrative non conforme (véhicule gravement endommagé, gagé pour amendes impayées…) bloque automatiquement la démarche. Simplimmat ne s’occupe pas du paiement de la voiture, mais bien de celui de la carte grise.
  • Le site de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés) : même principe que l’application, mais via ordinateur. Une connexion FranceConnect ou compte ANTS est nécessaire. Il suffit ensuite de cliquer sur « nouvelle demande », de remplir ses informations personnelles et d’avoir sous la main carte bancaire, numéro d’immatriculation et code de cession (ou, si besoin, numéro et date du certificat d’immatriculation). Après le paiement, vous imprimez un certificat provisoire valable un mois. Pensez surtout à recueillir la carte grise barrée, datée, avec heure de vente et signée !
  • Chez un professionnel de l’automobile : si vous passez par une enseigne agréée SIV, cette dernière peut proposer, parfois gracieusement, de s’occuper des formalités. Mais attention ! Certains facturent ce « service » comme s’il s’agissait d’un massage californien. Tarifs repérés : jusqu’à 200 euros en plus du prix réel de la carte grise. On est loin du cadeau.
  • Via un centre spécialisé ou un site web tierce : pour ceux et celles peu férus d’informatique, il reste l’option physique (en vérifiant bien l’agrément sur le site de l’ANTS). Pour les adeptes de Google, attention : de nombreux sites privés — qui s’arrachent les liens sponsorisés et jouent la carte « .gouv.com » ou reprennent les couleurs de l’État — facturent cher, pour un service normalement gratuit ailleurs (hors expédition à domicile). Même les sites « légaux » surfacturent. Pour preuve, une simple demande pour une voiture de 2005 (18 CV dans le Calvados !) : 414 euros, auxquels s’ajoutent parfois des options fumeuses comme le paiement en plusieurs fois sans frais.

Arnaques ou justes honoraires ? Distinguer les (vrais) bons plans

Sur Internet, un grand nombre de sites promettent monts et merveilles : Cerfa prérempli, dispense de code de cession, traitement express… Oui mais. En réalité, ces intermédiaires se limitent souvent à quelques clics à votre place et à envoyer vos documents à l’ANTS pour vous – service qui ne dédouane pas de fournir toutes les pièces justificatives classiques (justificatif de domicile, etc.). Pas sûr que cela vaille plusieurs dizaines, voire centaines d’euros, pour gagner trois minutes et quatre sueurs froides !

Attention également aux faux sites administratifs qui utilisent tout pour vous tromper : une adresse en « .gouv » (alors qu’il n’y a que le gouvernement qui peut utiliser .gouv.fr), drapeaux tricolores et même une Marianne façon cachet officiel… La méfiance est donc de mise pour ne pas voir filer vos économies avec le vent.

Agir malin : vos démarches de carte grise sans (mauvaise) surprise

  • Enregistrer le changement de titulaire dans le mois suivant l’achat (sinon, 135 € d’amende, minorée à 90 €… tout sauf un souvenir sympa !).
  • Le vendeur a, lui, 15 jours pour déclarer la vente auprès de l’ANTS.
  • Utiliser en priorité Simplimmat ou l’ANTS pour ne rien dépenser de plus. Ces outils sont simples, rapides, sûrs, et vous évitent de jeter votre portefeuille par la fenêtre !
  • En cas de besoin d’aide, bien vérifier l’habilitation de la boutique physique ou s’assurer qu’un professionnel agréé propose ce service à un prix honnête.

En conclusion : à moins de vraiment fuir l’ordinateur comme la peste, oubliez les sites « spécialisés » et évitez de payer des services parfois aussi vagues que leurs promesses. La meilleure route reste l’officielle ; votre carte grise et votre porte-monnaie vous diront merci !

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