C’est confirmé : il faut désormais gagner moins pour décrocher le graal d’un prêt de 250 000 euros en 2025… Mais, avant de sauter de joie et d’appeler le notaire, l’heure est-elle vraiment à la fête ? Décryptage entre bonnes nouvelles, réalités du terrain et calculs au cordeau.

Combien faut-il gagner pour emprunter 250 000 euros ?

Avant de foncer chez le banquier en brandissant un projet immobilier à 250 000 euros, mieux vaut faire ses devoirs : tout commence par le calcul de votre capacité d’emprunt. C’est LA base, l’étape incontournable, un peu comme vérifier qu’on a bien pris son maillot avant de plonger dans la piscine…

La capacité d’emprunt correspond au montant maximal que la banque pourra vous prêter. Comme on n’est pas tous égaux face au crédit, la banque analyse soigneusement :

  • le total de vos revenus fixes (salaires, revenus fonciers, pensions, etc.),
  • votre apport personnel (la part de vos économies que vous injectez dans l’achat),
  • le montant de vos charges récurrentes (loyer, crédits à la consommation, crédit auto, factures d’énergie…).

C’est bien connu, qui dit nouvel emprunt, dit nouvelles mensualités à intégrer dans son budget. Afin d’éviter que votre banquier ne se gratte la tête et déclenche la sirène du surendettement, la capacité d’emprunt est plafonnée.

La règle d’or du taux d’endettement… et les (rares) exceptions

La norme veut que votre taux d’endettement ne dépasse pas 35 % de vos revenus nets avant impôt, assurance emprunteur incluse. Que votre rêve soit la résidence principale, secondaire ou un investissement locatif, cette limite s’applique. Les irréductibles hauts revenus peuvent parfois franchir cette ligne, mais pour les mortels ordinaires, mieux vaut garder cette borne en tête.

Petite subtilité depuis janvier 2022 : la durée maximale d’un prêt immobilier est de 25 ans. Cependant, depuis janvier 2024, il est possible d’aller jusqu’à 27 ans… si vous consacrez au moins 10 % du montant emprunté à des travaux. Chers bricoleurs, cette dérogation est pour vous !

2025 : des chiffres enfin en baisse, mais…

Parlons chiffres, ceux que tout le monde guette ! Calculs en main pour un prêt de 250 000 euros, avec les taux moyens relevés début 2025 :

  • Sur 10 ans : mensualités de 2 514 euros, salaire net conseillé avant impôt de 7 182 euros.
  • Sur 15 ans : mensualités de 1 841 euros, salaire net recommandé de 5 260 euros.
  • Sur 20 ans : mensualités de 1 516 euros, il faudra gagner au moins 4 330 euros nets avant impôt.
  • Sur 25 ans : mensualités de 1 328 euros, salaire minimum conseillé de 3 794 euros.

Ces simulations tiennent compte d’un taux d’assurance par défaut de 0,34 %, mais sachez qu’il variera selon différents facteurs, comme l’âge ou l’état de santé.

Prenons un peu de recul : il y a 4 mois, au dernier pointage de septembre 2024, un emprunt sur 25 ans imposait 1 370 euros mensuels et un salaire net avant impôt de 3 914 euros. Comparé à janvier, cela fait déjà 3 % de baisse sur quatre mois. Plus spectaculaire encore : en février 2024, il fallait percevoir au moins 4 040 euros nets avant impôt pour le même prêt sur 25 ans, contre 3 794 euros aujourd’hui — soit une baisse d’environ 6,5 % en moins d’un an.

Est-ce le début d’une douce embellie ? Oui et non…

Des efforts financiers qui restent remarquables

Si l’on souffle de voir ces chiffres baisser, restons lucides. L’effort financier reste bien plus lourd qu’à l’époque dorée des taux planchers. Par exemple, pour mémoire, avec les taux pratiqués en octobre 2022 (qui n’étaient même pas les plus bas historiques !), il fallait gagner moins de 3 300 euros nets avant impôt pour la même opération sur 25 ans. Oui, c’était (presque) le bon vieux temps.

Autre mise en garde incontournable : ces estimations ne tiennent pas compte de certains frais annexes (comme les frais de dossier), susceptibles de faire grimper la note.

En conclusion ? Si décrocher un prêt de 250 000 euros devient un peu moins difficile, l’effort à fournir demeure conséquent. La légère baisse observée cette année est la bienvenue, mais mieux vaut garder la tête froide et un œil très attentif sur sa capacité de remboursement avant de se lancer à cœur perdu dans l’acquisition immobilière. Votre futur vous remerciera d’avoir sorti la calculette avant le stylo !

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