Impossible de mettre un pied dans l’immobilier en ce moment ? Qu’à cela ne tienne ! L’épargne peut tout de même muscler ses biceps avec des placements malins, à condition de suivre l’avis des experts et d’éviter les chausse-trappes. Promis : vous allez voir l’épargne sous un autre jour (sans perdre le sourire) !
L’indispensable enveloppe de secours : votre meilleure alliée anti-pépins
Avant de jouer les investisseurs avertis, un rappel aussi précieux qu’une vieille pièce retrouvée dans une poche oubliée : pas question de tout miser sans filet de sécurité. « Ce n’est pas parce qu’on a de l’épargne qu’il faut tout investir », conseille Héloïse Bolle. D’abord, il vous faut une enveloppe d’urgence (l’épargne de précaution, dans le jargon). Elle doit permettre, en cas de coup dur, de ne pas plomber vos finances le temps de rebondir.
- Entre 3 et 6 mois de revenus mensuels pour les salariés
- Le double pour les indépendants et freelances, histoire de dormir un peu plus tranquille
Ce montant, Thomas Perret l’illustre ainsi : « Si j’ai 10 000 euros, il faut garder 5 000 euros maxi en épargne de précaution, sur un livret A par exemple ». Responsable, mais pas trop sécure non plus !
Vos objectifs, votre horizon : où souhaite-t-on aller ?
Selon Margaux Belhade, mieux vaut se lancer tôt : dès son premier salaire, on applique la règle (redoutablement efficace) : 50% de dépenses, 30% de « fun », 20% pour l’investissement ou l’épargne.
La démarche suivante dépend de vos projets. Si vous souhaitez constituer un apport pour un achat immobilier dans deux ou trois ans, les options sont limitées, prévient Héloïse Bolle : « Ouvrir un Plan Épargne Logement. Ce n’est pas le placement du siècle, mais c’est prudent et adapté à cet objectif ! ». On range tout risque au placard.
Mais si vous n’avez pas besoin de votre épargne avant dix ans, alors la cour des grands s’ouvre : actions en Bourse, fonds d’investissement, pierre-papier… la palette s’élargit ! Attention tout de même à la fiscalité qui accompagne les gains.
Actions, fonds, pierre-papier : les choix malins pour faire gonfler l’épargne
Boursicoter vous titille ? Bonne nouvelle : ouvrir un compte sur une plateforme et acheter vos premières actions est aujourd’hui très simple… à la portée de chacun, à condition de s’informer ! Thomas Perret recommande d’apprendre en marchant.
- Des outils en ligne (comme Boursorama) et le livre « Démarrer en Bourse » d’Héloïse Bolle sont de précieux compagnons.
- On privilégie spontanément les entreprises dont on comprend le business et auxquelles on croit : la Bourse n’est ni casino ni baguette magique.
- Mieux vaut investir petit à petit tous les mois et diversifier, en achetant des actions dans plusieurs secteurs.
Moins à l’aise ? Faites appel à un professionnel qui sélectionnera pour vous des fonds d’investissement. Là, vous n’achetez pas les actions une à une, mais des « paquets » (fonds) regroupant différentes valeurs ou matières premières. C’est la stratégie de Thomas Perret et de la plateforme Mon Petit Placement : « Les deux stratégies sont complémentaires. On apprend en direct, c’est fun, mais un pro permet de se constituer un vrai patrimoine. »
Le service est personnalisé, accessible, mais attention : la rémunération est indexée sur vos gains (« 20% des gains si vous placez 1 000 euros »), précise la fintech.
Envie d’immobilier sans casser sa tirelire ? Les SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) permettent d’investir indirectement dans la pierre avec une mise modeste. Thomas Perret explique : « Investir à petite échelle dans l’immobilier de bureaux, c’est possible, et facile à intégrer dans une assurance-vie. »
- Les rendements oscillent généralement entre 3 et 5%.
- Certaines SCPI jeunes promettent parfois du 6% ou plus, mais elles comportent souvent plus de risques (travaux à venir sur bâtiments neufs, etc.).
- Héloïse Bolle recommande de privilégier les SCPI traditionnelles, plus sûres.
Le crowdfunding immobilier est aussi plébiscité. Investir entre 10 et 20% de votre épargne dans ce secteur séduit par ses rendements alléchants (jusqu’à 8-10% par an) et sa durée assez courte (1 à 4 ans). Mais… attention, le risque est aussi élevé que la promesse de gains. On peut tout perdre ! À réserver aux investisseurs prêts à tenter l’aventure, en toute connaissance de cause.
Optez pour l’éthique… et gare aux placements fantaisistes !
Pas ultra-fan du capitalisme ? Vous pouvez orienter vos choix vers des fonds « durables », en visant des critères sociaux, environnementaux ou de gouvernance (label ISR). Les fonds qui financent le charbon ou l’industrie pornographique n’ont d’ailleurs pas le droit d’utiliser les mots « durable » ou « responsable ». De quoi éviter le greenwashing tout en investissant selon ses valeurs !
Enfin, si l’idée de flamber sur des tableaux, voitures ou montres rares vous traverse l’esprit, les experts mettent en garde : ce type de placement est davantage pour le plaisir que pour faire fortune. Rien ne vous empêche de craquer pour une œuvre d’artiste, mais mieux vaut ne pas compter sur une plus-value providentielle pour arrondir ses fins de mois.
En résumé ? Commencez par protéger vos arrières, choisissez votre horizon, dosez votre prise de risque et bannissez les sirènes de l’enrichissement instantané. L’épargne, oui, peut rapporter… à condition de garder la tête froide et le sens des priorités bien éveillé, même si la Bourse vous fait de l’œil et que l’immobilier paraît hors de portée !













