Transformation spectaculaire à Saint-Germain-des-Prés : quand un simple pied-à-terre se mue en joyau luxueux, les yeux brillent (et le portefeuille vacille) ! Plongée dans l’univers très sélect de Kasha Paris et la métamorphose bluffante d’un appartement de la rue Bonaparte, images (et chiffres) choc à l’appui.
L’art du pied-à-terre selon Kasha Paris : histoire d’un pari fou
L’agence Kasha Paris, c’est d’abord un couple : Alon et Betsy Kasha, deux Américains tombés amoureux de Saint-Germain-des-Prés et animés d’un sens du goût qu’on leur envie. Leur histoire démarre en 2004, simplement par le désir de s’offrir un appartement dans le mythique 6e arrondissement, le rénover pour l’adapter au confort moderne sans en trahir l’âme. L’enthousiasme débordant de leurs amis devant le résultat a vite viré au raz-de-marée de demandes : de fil en aiguille, voilà notre duo qui claque la porte de ses vies londonienne et new-yorkaise pour s’installer à Paris et lancer une agence désormais forte de dix collaborateurs. Leur terrain de jeu ? Les 6e et 7e arrondissements, pour une clientèle ultra-fortunée, française ou internationale, buvant du trench-coat comme du champagne.
Rénovation, vente et… petite touche américaine bienvenue
Kasha Paris joue sur deux tableaux : soit en tant qu’agence immobilière classique, soit en accompagnant ses clients dans la métamorphose de leur logement, ou encore en réalisant elle-même une rénovation spectaculaire pour une revente clé en main. Et ce, exclusivement dans la crème de la Rive Gauche. Le dernier exemple frappant ? Un appartement de 130 m², rue Bonaparte, passé entre les mains expertes de l’équipe. La mission : réinterpréter en profondeur cette surface, auparavant composée d’une salle de bains et d’une cuisine en enfilade doublées de pièces aux usages indéfinis. Tout a été repensé : modifications des circulations, reprise totale des sols, de l’électricité, de la plomberie… et tout ça pour un coût avoisinant les 6 000 euros le mètre carré ! On est bien au-dessus de nombreuses constructions neuves du même standing, rien que ça.
Le grand écart voulu par Alon Kasha ? Conserver le cachet de l’ancien tout en l’adaptant aux modes de vie d’aujourd’hui. Petit secret : même les acheteurs français adorent certaines touches américaines bien senties, comme les grandes douches, la véritable suite parentale ou la climatisation (du jamais vu dans les appartements parisiens du temps jadis). Ces éléments modernisent le fameux triptyque indissociable des pieds-à-terre rive gauche : parquet, moulures, cheminées. Après tout, un peu d’Amérique dans le chic parisien ne fait de mal à personne !
Des finitions au millimètre (et au prix du caviar)
Impossible de parler de Kasha Paris sans s’attarder sur le soin maniaque apporté à chaque détail. En bon spécialiste des vieilles pierres parisiennes, Alon Kasha ne recule devant rien pour préserver la beauté du bien – quitte à prévenir les voisins au moindre tuyau suspect ou réaliser lui-même les réparations dans les appartements d’à-côté, histoire de préserver une harmonie… et d’éviter les dégâts des eaux qui pourraient gâcher la fête. La rénovation s’accompagne ici de créations pures : des boiseries installées et patinées pour apporter de la chaleur à la salle à manger, des parquets Versailles neufs dans le salon – qui se fondent parfaitement avec le parquet originel de la salle à manger, soigneusement rénové quand même. Bref, c’est du Grand Art, sans ostentation ni bling-bling cheap : juste un sens du détail et de la noblesse des matériaux qui transpire dans chaque recoin.
- Boiseries vieillies à la brosse pour un effet chaleureusement authentique
- Parquet Versailles flambant neuf ou rénové, continuité parfaite garantie
- Comme le dit Alon Kasha : “C’est la touche américaine qui séduit, même les clients français !”
Mais évidemment, le luxe a un prix : ces perles sont vendues entre 25 000 et 30 000 euros le mètre carré… Autant dire qu’il faut plus qu’un livret A optimisé pour se les offrir !
Et côté critique ? Quand le chic se frotte à la jeunesse
Un dernier coup d’œil pour élargir la perspective : si les matériaux utilisés sont réputés et remarquablement chers, tous ne sont pas conquis. Certains estiment qu’avec un investissement de 1 000 à 2 000 euros par mètre carré ailleurs, on pourrait obtenir un résultat également chic – et peut-être d’un esprit plus jeune ! Petit bémol émis par une voix critique : à y regarder de près, l’appartement “semble triste”, voire “enfermée” dans l’espace malgré le raffinement. Un vrai luxe d’esthètes, certes, mais qui ne parlera pas à toutes les sensibilités.
Bref, la transformation haut de gamme selon Kasha Paris fascine et fait réagir. Un pied-à-terre exceptionnel, oui… mais pour ceux qui en rêvent autant que pour ceux qui en débattent. Si vous disposez de quelques millions à placer et un amour fou du détail, foncez ! Sinon, il reste toujours le plaisir des yeux… et du débat.













